Les larmes et la joie
Qui s'expriment à travers moi
Sont reliées bien des fois
À ce que je perçois
Très loin, là-bas…
En profondeur il n'y a pas de frontière
Aucun mur, aucune barrière
Pour empêcher le cri de mes frères
Le cri de mes sœurs
De rejoindre les oreilles de mon coeur.
Parfois, c'est comme si je portais
La Terre entière dans mes bras
Les horreurs ou les bonheurs
Qui se vivent ici ou là-bas
Je les ressens profondément en moi.
J'ai alors envie de mourir
Je n'en peux plus de souffrir
À travers la misère et la pauvreté
De chacun de mes frères épuisés
Que je vois à la télé ou qui marche à mes côtés.
J'ai aussi le goût de vivre
De me réjouir et de fêter
Quand je sens des élans de solidarité,
De véritables instants d'Amour,
De partage, de générosité entre les gens d'ici et d'ailleurs.
Jamais je ne pourrai savourer le bonheur égoïstement
Car le malheur des grands et des petits
Vient me toucher au plus profond de ce que je suis.
Aussi longtemps que je vivrai
Je chercherai à aider, à soulager, à Aimer.
Même si cela me fait parfois peur
Je sais que la Terre entière est dans mon cœur
Je ne peux l'expliquer logiquement
Je peux simplement vous dire
Que c'est ainsi que je me sens.
Alors j'apprends à vivre avec cette réalité,
J'apprends de plus en plus à Aimer,
De façon inconditionnelle et illimitée
Je réalise que nous sommes tous inter-reliés
Et que s'imaginer seul ou isolé c'est une grande illusion
Qui est en train de se dissiper !
Photoimages, C@lixtô