Chaque fois que je parle de ma mère, je suis prise par l'émotion. Meme devenue adulte et plus qu'adulte,c'est comme si il avait un magma écrabouillé au fond de moi-meme. Oh ! que dans ces cruels moments,j'ai souvent appelé ma mère ! Que j'ai souvent dit à Dieu : Mon dieu, montrez-la-moi un quart d'heure, un petit quart d'heure,pour que je puisse épancher mon coeur dans le sien et lui dire tout ce que je souffre . C'était leur soutien , leur guide, toute leur jeunesse, toute la joyeuse partie de leur existence qui disparaissaient, c'était leur lien avec la vie, la mère , la maman , la chair créatrice, l'attache avec les aÏeux qu'ils n'auraient plus. Comment ? Elle n'aurait plus sa mère? Cette chère figure famillière, vue dès qu'on a ouvert les yeux, aimée dès qu'on a ouvert les bras, ce grand déversoir d'affection, cet etre unique , la mère , plus important pour le coeur que tout le reste des etres , etait disparu. Qui fut ma mère? Quelle femme s'est cachée sous ce mot ? Je pense beaucoup à elle, mais je ne sais pas encore vraiment où est la mère , où est la femme . Une mère devient une véritable grand-mère le jour où elle ne remarque plus les erreurs de ses enfants, étant émerveillée par ses petits-enfants . Tu me manques !!!!!